Même dans ce blog déserté de tous, The Dark Knight mérite une critique élogieuse, enthousiaste, passionnée, etc.
Elle arrivera donc d'ici peu, le temps que je rassemble mes esprits que ce film dans un développement et un dénouement géniaux a allègrement mis en pièces avec maestria.
Meilleur film sur Batman jamais réalisé. Excellent film tout court.
Et oui, c'est au tour de votre humble servante de vous présenter un de ses travaux actuels. Non, vous n'aurez pas un extrait de mon mémoire en avant-première mais une histoire que je suis en train de mettre en ligne épisode par épisode sur un autre blog que celui-ci.
J'avoue, j'ai choisi cette plate-forme totalement débile car j'espérais des lecteurs immédiatement mais ça ne semble pas avoir fonctionné.
Hop un petit coup de nécromancie et le tour est joué... mouahahahah
Plus sérieusement je viens vous parler d'une de mes lectures fraichement achevée (si l'on ne tient pas compte du temps qu'il m'a fallut pour la commencer... dédicace à Haell... ).
Il s'agit de "De bons présages", co-écrit par Terry Pratchett et Neil Gaiman. Ce sympathique ouvrage traite de l'apocalypse selon la bible (qui signifie révélation rappelons le ). Mais le ton employé est moins cérémonieux que celui du saint ouvrage car il s'agit d'humour britannique avec un nombre considérable de situations cocasses et de calembours (d'ailleurs le traducteur va lui-même renoncé à la traduction d'un jeu de mots en note).
Ainsi, l'histoire nous présente les péripéties de 2 anges (dont l'un est déchu) :
=> Rampa : démon largement acclimaté à la civilisation humaine. Il roule dans une voiture de luxe, écoute beaucoup de Queen et est responsable du démoniaque autoroute entourant Londres.
=> Aziraphale : modeste bibliothéquaire et grand ami de Rampa. Il ne peut s'empecher de faire le bien malgré que sous le coup de l'énervement il soit capable de mesquineries...
Ce sympathique duo est plus proche que ne voudrait le faire croire leurs affiliations respectives. C'est d'ailleurs l'un des point fort du livre qui va réussir à éviter de présenter des personnages manichéens. Ainsi, la nécessaire coexistence de ces pôles serait inhérente à la nature humaine et il serait plutôt compliqué de divaguer vers l'un ou l'autre sans éviter de perdre notre libre arbitre .
Enfin derrière ce propos latent se cache un livre extrêmement drôle, avec dans le désordre : un antéchrist d'une dizaine d'années peu doué pour les maquettes, l'apparition des 4 cavaliers de l'apocalypse avec tout de même pollution qui a remplacé pestilence partit en dépression après la découverte de la penicilline, un ordre secret de chasseur de sorcières comptant plus de 500 membres (en fait il n'y a qu'un chasseur un peu bourru mais qui falsifie ses registres pour toucher les primes des 499 autres membres...), un ouvrage de prophéties écrit par une voyante facétieuse...
Bref, tout cela est fort bien agencé et le rythme ne faiblit pas du début à la fin. La somme des hommages rendus à la culture underground est légion (sans jeu de mot :p) et il est amusant de les relever... (la malédiction, queen, et tant d'autres qui m'échappent !).
Donc voilà je le conseille à tous et à toutes ( et merci encore Haell du cadeau ).
Autrement dit "Soyez sympas, rembobinez..." Critique de film à venir.
Je m'aperçois néanmoins que ce blog prend des allures de critiques de films vus au cinoche avec plus ou moins de régularité (et oui, nous sommes également allés voir Bienvenue chez les Ch'tis il y a peu...). À croire qu'il aurait mieux valu l'héberger sur Allociné (hé hé hé, j'me comprends).
Peut-être que Linu Linu se sentirait d'attaque pour la critique d'un livre qu'il a achevé il y a peu ? Et Andraël pourrait vanter les mérites non négligeables d'un manga qu'il lit avec un vif intérêt ? (Pour info, ça parle d'un cahier).
Ce blog n'est pas tombé en désuétude, en poussières, ni en quenouille. Prochainement, c'est-à-dire incessamment sous peu, vous aurez droit à tout plein de nouvelles notes. N'est-ce pas, Andraël et Linu ?
Prenez une caméra DV (la véritable héroïne du film), des acteurs inconnus au bataillon mais pas mauvais dans leur genre, un monstre qui vaincrait Godzilla par K.O avec une horde de petites bébêtes super méchantes et vous pouvez vous faire une idée de Cloverfield.
Soit, un film catastrophe vu par le tout petit bout de la lorgnette (la dite caméra DV). Ou bien, un film intimiste (tourné par un vidéaste amateur qui filme comme un pied mais qui n'en perd pas une miette) que vient télescoper un monstre marin et la destruction de Manhattan, ni plus ni moins.
Ou comment réaliser un film ovni qui prend le contrepied de tous les films spectaculaires, avec invasion des monstres issus des profondeurs de notre planète ou irradiés, qu'on a pu inventer jusqu'à maintenant. Loin d'être des gens qu'on regarde limite en se bidonnant se faire bouffer tout cru ou fuir apeurés comme des fourmis, les héros (mais pas qu'eux, toutes les personnes filmées dans Cloverfield en réalité ) sont des êtres humains et j'ai rarement vu un film qui retrace ainsi une panique à l'état pure face à quelque chose qui nous dépasse totalement.
Il fallait oser même si Cloverfield ne révolutionnera pas le genre de ce type de film (c'est le genre d'idée qui ne peut fonctionner qu'une seule fois).
Oui, je sais, il en a fallu du temps avant d'écrire cette (mince) critique mais mieux vaut tard que jamais.